SCOREUR DE MARS

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29 juillet 2014

Documentaire sur Pete " Pistol " Maravich


Documentaire sur Pete maravich

Date : 2006      Langue : Anglais     Durée : 44 mn

 

 

 

 

 


1966-1974 : de la fac de LouisianaState aux Atlanta Hawks

Dès ses années universitaires à Louisiana State University (1966-70), le jeune Pete Maravich affole l’Amérique. Il y poste des statistiques moyennes effrayantes : 43.6 points par match la première saison (dans l’équipe « freshman »), 43.8, puis 44.2, enfin 44.5 points les saisons suivantes, dans l’équipe « varsity » entraînée par papa Maravich. Il est tout simplement le plus gros scoreur de l’histoire de la NCAA !

Pete fait son entrée en NBA en 1970, drafté en troisième position par les Atlanta Hawks, qui lui offrent un contrat, très élevé pour l’époque de 1.9 millions de dollars sur cinq ans.

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Interview de 1970 pendant son année de rookie :

 

 

Il prouve dès sa saison rookie que ses capacités de scoreur peuvent s’exprimer dans la grande ligue (23.1 points de moyenne). Mais sur le plan collectif, le bilan de l’équipe est même nettement moins bon que celui de la saison précédente, avec 36 victoires contre 48 un an plus tôt.

Plus qu’un gros scoreur, Pete est un artiste de la balle orange, l’un des tous meilleurs que la NBA ait connu. Il possède une large panoplie de moves, aussi efficaces que fun. Pete aime notamment utiliser des dribbles « behind-the-back », tels que Jamal Crawford se régale souvent de réaliser de nos jours.Passes aveugles, « circus shots » ou passes entre ses propres jambes font de Maravich un joueur justement vénéré pour son sens du spectacle.


Durant ses années à Atlanta (1970-74), Maravich partage le gros du scoring de l’équipe avec l’une des plus fines gâchettes de l’époque, Lou Hudson. Hélas, l’union entre la folie de « Pistol Pete » et la sobre efficacité de « Sweet Lou » ne fait pas de miracle, et les Hawks ne vont jamais loin en playoffs – quand encore ils y parviennent ! Privée de post-season en 1974, l’équipe va chercher à reconstruire sans lui.

1974-190 : du New Orleans Jazz aux Boston Celtics, toujours la loose !
A l’été 1974, les Hawks envoient Maravich à la toute nouvelle franchise du New Orleans Jazz en échange de deux joueurs et de quelques choix de draft. L’équipe de Louisiane cherche un franchise player, autour duquel elle pourrait bâtir un roster d’avenir ; elle accueille ainsi à bras ouverts l’ex-star universitaire locale. Toujours impressionnant sur le plan individuel, Maravich ne parvient cependant pas à mener le Jazz en playoffs.

De plus, gêné, à partir de la saison 1977-78, par des problèmes de blessure au genou, Pete voit progressivement son influence sur le jeu diminuer. En 1979-80, le Jazz, qui vient de déménager dans l’Utah, le libère. Il finit la saison aux Boston Celtics, où officie un prodigieux rookie nommé Larry Bird. Mais Pete est utilisé essentiellement en sortie de banc avec un temps de jeu limité. Cette année-là, les Celtics tombent en finale de conférence contre les 76ers de Julius Erving. « Pistol Pete » tire sa révérence en 1980.

On a pas mal critiqué son individualisme forcené et son incapacité à faire gagner les équipes dans lesquelles il joue. De fait, malgré des statistiques affolantes, Pete a plus souvent été du côté des perdants que de l’autre ! Cela lui vaut notamment le commentaire assassin de Pat Riley qui voit en lui « la superstar la plus surestimée ».

Pourtant, aujourd’hui encore, quel joie que de voir les actions inspirées de ce génial baller.

 

Le "horse" de pete maravich :

 

 

 

Clubs successifs :

Statistiques en carrière : 24.2 points / 5.4 passes / 4.2 rebonds pour 658 matches

Palmarès :

 

 

Biographie  en quelques mots :

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Pete Maravich est né en 1947 d'un père Presse Maravitch d'origine serbe, basketteur professionnel, qui était déjà son coach au lycée puis plus tard à l'Université de Louisiana State University (LSU Tigers), la même où ira plus tard une future autre star de la NBA Shaquille O'Neal.

Dès son jeune âge il montre des prédispositions pour le sport. Fanatique du basketball, on dit qu'il dribblait même le matin quand il allait à l'école sur son vélo. Après une carrière impressionnante au secondaire, il rejoint l'Université de Louisiana State. À cette époque, le règlement NCAA interdit aux joueurs de première année d'évoluer en équipe première. Pete grossit donc les rangs de l'équipe B pendant une saison 1966-67 durant laquelle il tourne à la moyenne de 43,6 points par match. Dès l'année suivante il intègre l'élite de l'université et débute ce qui deviendra la carrière la plus prolifique de l'histoire de la NCAA. Les 3 années suivantes il obtient des moyennes respectives de 43.8, 44.2 et 44,5 points par match, le propulsant à chaque fois au premier rang du pays.

Pendant sa dernière année, il marque 31 fois 50 points ou plus avec des pointes à 63 points contre Kentucky, obtenant facilement le titre de meilleur joueur universitaire de l'année 1970.

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Maravich détient en fait pratiquement tous les records de points de la NCAA. Cela inclut notamment le nombre total de points en carrière (3667), la plus grande moyenne en carrière (44,2 points par match), le plus grand nombre de paniers marqués (1387)... C'est d'autant plus remarquable que le panier à 3 points n'a été introduit dans le championnat universitaire que vingt ans plus tard.

En tant que joueur universitaire, Maravich était inégalable mais des critiques quant à sa capacité à devenir un bon professionnel commencèrent à fuser. Bien que reconnu comme un grand marqueur, les observateurs doutaient de son instinct de leader. En effet, durant son passage à Louisiana State, le bilan de l'équipe resta relativement moyen avec 49 victoires pour 35 défaites.

Les Hawks d'Atlanta l'acquièrent en troisième position de la draft 1970 derrière Bob Lanier et Rudy Tomjanovich. Son arrivée froisse ses nouveaux coéquipiers qui ont du mal à accepter le pont d'or fait à un si jeune joueur (1,9 million de dollars de l'époque).

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Maravich est recruté pour remplacer Joe Caldwell parti évoluer dans la American Basketball Association (ABA). À cette époque l'équipe All Black des Hawks est déjà très solide, bâtie autour de Lou Hudson, Walt Bellamy une star de la Dream Team de 1960 et Bill Bridges.

Lors de sa première saison, Pistol Pete va frapper les esprits. Il marque une moyenne de 23,2 points par match, ce qui fait de lui le 9e meilleur artilleur de la ligue et lui vaut une place dans le NBA All-Rookie Team (l'équipe des meilleurs débutants). Néanmoins, le bilan de l'équipe est en baisse par rapport à la saison précédente. Cette première campagne pour les Hawks sera à l'image de l'ensemble de celles que Maravich y fera, c’est-à-dire placée sous le signe du show mais moyenne du point de vue des résultats.

En 1972-1973 Maravich conduit les Hawks à un bilan de 46 victoires pour 36 défaites. Il est invité pour la première fois au All Star Game. Il forme alors avec Lou Hudson un formidable duo, compilant à eux 2 plus de 50 points par match malgré des styles diamétralement opposés. Pete termine également 6e meilleur passeur de la NBA avec une moyenne de 6,9 passes par match (sa meilleur marque en carrière). Malgré cela, l'équipe est encore rapidement éliminée de la course au titre.

La dernière saison de Maravich avec les Hawks fut la plus prolifique. Avec 27,7 points par match en 1973-74, il se place 2e de la ligue derrière Bob McAdoo. Maravich est de nouveau invité au All-Star Game alors que les résultats des Hawks sont en chute libre. Pendant ce temps, le Jazz de la Nouvelle Orléans prépare son entrée en NBA pour la saison 1974-75. À la recherche d'un leader, le staff pense logiquement à la légende de Louisiana State. Le Jazz récupère Pete Maravich contre 2 joueurs plus 2 futurs choix de draft.

Après 4 saisons de folie sous le maillot d'Atlanta, Pistol Pete déçoit à la Nouvelle Orléans. Il s'améliore au rebond et aux interceptions mais marque beaucoup moins. Avec seulement 23 victoires au compteur, l'équipe présente le pire bilan de la ligue.

Il faudra attendre les années suivantes pour que Maravich réponde enfin aux attentes placées en lui. Son jeu reste spectaculaire mais s'enrichit d'un caractère efficace jusque là accessoire.

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Le Jazz acquièrent d'autres joueurs de bon niveau afin de constituer enfin une équipe solide. En 1975-76, Maravich se blesse mais joue quand même 62 matches pour signer le 3e meilleur total de points de la ligue derrière McAdoo et Kareem Abdul-Jabbar. Le Jazz présente un bilan de 38-44 qui laisse augurer de bonnes choses. Maravich est d'ailleurs élu dans le All-NBA First Team (équipe type de la ligue).

La saison suivante est la meilleure de Maravich en NBA. Il joue 73 matches au cours desquels il tourne à 31,1 points de moyenne, faisant de lui le meilleur marqueur de la ligue. Il marque 40 points ou plus 13 fois dans l'année et établit son record en carrière avec 68 points contre les Knicks de New York.

Ses performances lui valent une nouvelle sélection au All-Star Game 1977 et l'honneur du All-NBA First Team pour la deuxième année consécutive. Cela n'empêche pas ses détracteurs de continuer à critiquer l'aspect égoïste de ses performances. En 1977-1978, Maravich manque 32 matches et le Jazz rate les playoffs pour 2 victoires. Il est à nouveau présent au All-Star Game, tout comme en 1978-1979 malgré un problème aux genoux.

L'intérêt de la Nouvelle Orléans pour son équipe de basket déclinant, la franchise déménage à Salt Lake City dans l'Utah. Cela marque le début d'une nouvelle ère pour le club et la fin pour Maravich. Encore blessé, il est supplanté par Adrian Dantley en tant que meilleur marqueur de l'équipe. En janvier 1980, Pistol Pete est débarqué par le Jazz et signe en tant qu'agent libre aux Celtics de Boston, alors meilleure franchise de la ligue dans le sillage du rookie Larry Bird. Ce qui peut sembler un drôle de pari de la part des Celtics, permet à Maravich de montrer qu'il peut se contenter d'un second rôle. Il ne marque que 11,5 points par match en saison régulière et 6 lors des playoffs au cours desquels Boston atteint la finale de conférence. Maravich avait toujours été connu pour son excellent tir à longue distance mais n'avait jamais pu bénéficier du panier à 3 points. En 1979-80, la NBA adopte ce système de tir primé. Lors de sa dernière saison Pete marquera 10 paniers sur 15 tentatives, laissant augurer de ce qu'aurait été son total de points en carrière s'il avait toujours connu le panier à 3 points.

À la fin de la saison, Pete se rend à l'évidence : son corps ne lui permet plus de jouer au haut niveau. Il met alors fin à une carrière longue de 10 ans au cours de laquelle il tourna à plus de 24 points par match. Son maillot sera retiré par le Jazz en 1985. 2 ans plus tard il entre au Basketball Hall of Fame et est désigné en 1996 comme un des 50 plus grands joueurs de l'histoire de la NBA.

Pete Maravich décède le 5 janvier 1988 à 40 ans d'une attaque cardiaque à la suite d'un match entre amis.

 

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Posté par MOA BIT à 11:20 - Legendes du basket - Commentaires [0] - Permalien [#]
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